Mai 68

Le village natal de Botul à fou et à sang

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Les barricades de Lairière Lairière a relevé le gant et fait mieux que la capitale: Paris a «oublié» de commémorer le 50e anniversaire de Mai 68, Lairière l’a fait.
Le jeudi 26 juillet, alors que le soleil déclinait derrière le mont Milobre, les masses populaires, venues en cortège de Montjoi, des Jourdets, du centre-ville et des quartiers nord de Lairière, affluaient sur la Grande Placette. Une foule impressionnante: 4 000 selon les organisateurs, 4 selon la gendarmerie de Mouthoumet (curieusement absente).
Après les discours de Pagès (pour «Les Amis de Botul»), de Bernadac (soulignant l’importance géostratégique du «verrou» de Lairière), de l’aile féministe (représentée en chansons par Hélène D.), de Maïa (14 ans, présidente des Jeunesses botuliennes), de Lime (représentant l’aile nihilisto-acariâtre du mouvement botulien), affrontements et débordements démarrèrent spontanément selon le plan prévu, aux cris de «La pyrale du buis, ça suffit!». Enjeu: l’érection d’une barricade (bidons, bottes de paille, canapé), suivie de sa destruction par les forces de l’ordre (dont le jeune Kevin Benalla, en stage de formation policière à la préfecture de l’Aude). Pendant ce temps, les Jeunesses botuliennes, placées aux deux entrées du village, filtraient sans complaisance la circulation automobile. Les barricades de LairièrePlusieurs amendes furent infligées pour «non-intelligence avec l’ennemi», «pneus et calembours usagés», «humour défectueux.»
Entre temps, les combats redoublaient. Gourdins en mousse, bombes à eau et pavés en polystyrène (conçus et réalisés par Nano Technologies Limited) furent utilisés sans vergogne ni modération vers un but final assez mal défini et selon une stratégie imprécise. Bilan: un blessé léger (Lime), frappé à l’occiput par un pavé en carton non homologué. Un certificat d’incapacité permanente au travail (IPT) lui fut délivré, à son grand soulagement, par l’hôpital de Narbonne.
Les affrontements entre policiers et manifestants cessèrent vers 20h, dès que retentit dans les haut-parleurs l’appel à l’apéritif gratuit, servis dans des Black Bocks.
Après ce succès mémoriel et trans-générationnel, en avant vers la commémoration du 100e anniversaire de Mai 68 ! Tous à Lairière en 2068 !

Les barricades de Lairière Les barricades de LairièreLes barricades de Lairière