Prix Botul 2013

Nathalie Peyrebonne Prix Botul 2013

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Couverture du livre Rêve général de Nathalie Peyrebonne (Phébus)pour Rêve général (Phébus)

 

«Enfin une femme!»... La fameuse exclamation de Botul, revenant de l’île de Clipperton et débarquant sur la plage d'Acapulco en 1917, pouvait s'appliquer à ce prix Botul 2014. D'autant que la lauréate dut payer de sa personne pour conquérir le trophée. Éloquente et persuasive! Selon le règlement du prix Botul, chaque auteur doit en effet convaincre le public que son ouvrage est le meilleur de la saison et que ceux des concurrents ne valent pas tripette. Exercice d'autant plus difficile que Nathalie Peyrebonne devait vaincre de redoutables écrivains présents: Étienne Liebig (pour «Sexercices de style», La Musardine), Brigitte Govignon («Caleçons et petites culottes», La Martinière), Patrick Pelloux («On ne meurt qu'une fois et c'est pour longtemps», Robert Laffont) et la régionale de l'étape Nick Sirkis («Attention!», Le Chèvre-feuille étoilée). Tous membres du jury!

En effet, selon l'article 1 du règlement, «le prix Botul est attribué à un membre du jury du prix Botul». Selon l'article 2, «le mot «Botul» doit se trouver dans le texte de l'ouvrage récompensé». Ce qui était le cas de (presque) tous les livres en compétition. De toute façon, l'article 2bis prévoit qu'à défaut du mot «botul», l'ouvrage doit comporter les lettres b,o,t,u,l».

Devant le public nombreux de la Commune d'Aligre, dans la salle du restaurant associatif le plus «hipe» de Paris, où se pressait une centaine de botuliens et de non-botuliens, militants historiques et compagnons de route, Frédéric Pagès, président des «Amis de JB Botul» proclama le verdict aux environs de 22 H 30, en présence de Sophie Kayser, présidente de la commission électorale. Bravo Nathalie et en route pour le 10e prix Botul 2014!
F.P.

Rappel du palmarès: Jacques Gaillard (2004), Ali Magoudi (2005), Patrice Minet (2006), Emmanuel Brouillard (2007), Bertrand Rothé (2009), Bernard-Henri Lévy (2010), Jacques Colombat (2011), Frédéric Lordon ( 2012).

 

Le Prix Botul 2012

Jacques Colombat Prix Botul 2012

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Couverture du livre de Jacques Colombat - Alexandre Marius Jacob, le forçat intraitable (Riveneuve) - Prix Botul 2012pour Alexandre Marius Jacob,
le forçat intraitable (Riveneuve)

 

Devant la centaine de personnes qui se pressaient à la Commune libre d'Aligre (Paris 12e), mercredi 27 juin, le jury composé de Jérémie Assous, Jean-Bernard Pouy, Deborah Jenson, Jean-Lou Chiflet, Denise Moreau, Pia Petersen, Jacques Gaillard et Jacques Colombat a pu écouter des extraits des œuvres en lice lus par Amandine Brylinski.
Rappelons que conformément au règlement du Prix Botul, tous ces jurés étaient également candidats.
Suite au vote du public exprimés à bulletins secrets et au dépouillement surveillé par l'huissier Maître Sophie de Kayser, c'est Jacques Colombat qui a été brillamment élu prix Botul 2012.
À noter que l'intéressé était également aux fourneaux en compagnie de Bertrand Rothé. Pour préparer le dîner botulien. Spécialiste de la révolution haïtienne, Deborah Jenson, venue tout spécialement de Duke University où elle enseigne, a reçu le prix spécial du Livre botulien anglophone.
La soirée s'est terminée sans incident.

 

Le Prix Botul 2011

Frédéric Lordon, prix Botul 2011

Frédéric LordonC´est l´économiste Frederic Lordon qui a remporté, après un vote public, le 7e prix Botul, pour son livre D’un retournement l’autre (Seuil).
Organisé le 30 juin dernier à la Commune libre d´Aligre, le prix Botul réunissait, en son ultime sélection, les meilleurs auteurs du moment: Jean-Hugues Lime, Gérard Mordillat, Bertrand Rothé, Vincent Haudiquet, Frédéric Pagès, Pia Petersen, Benoist Rey et Christophe Salaün.
Rappellons le règlement:
l’article 1 (un) énonce que “le prix Botul est décerné à un juré du prix Botul“.
L’article 2 (deux) précise que “le mot “Botul” devra se trouver imprimé dans le livre couronné“.
L’usage veut que l’auteur non seulement soit présent mais défende son ouvrage, en dénigrant ceux des autres, dans un esprit de non-fraternité littéraire.
Ce fut fait et bien fait.
Rendez-vous à l’année prochaine!

 

Le Prix Botul 2010

Bernard-Henry Lévy, Prix Botul 2010

Bernard-Henry Lévy dans la cour de l'ÉlyséeLe 6e prix Botul a été décerné à Bernard-Henri Lévy pour son ouvrage De la guerre en philosophie, paru en février chez Grasset.
La lutte fut rude entre BHL et les nominés présents ce mercredi 30 juin au Café d’Aligre, dans le 12e arrondissement. A la tribune la plupart des jurés - tous candidats selon le réglement du prix - étaient chemisés en blanc. On reconnaissait notamment Patrice Delbourg (L’homme aux lacets défaits), Pascal Fioretto (L’élégance du maigrichon), Chrisostome Gourio (Le dolmen des dieux), Vincent Haudiquet (Vie et morts de Quentin Vachdet), Hervé Le Tellier (Assez parlé d’amour), Jean-Hugues Lime (100 raisons de ne pas se suicider au boulot), Christophe Salaün (Apprendre à philosopher avec Schopenhauer) et Dominique Sels (La petite maîtresse / San Fernando Valley).

Coup de théatre vers 20H30: une gracieuse émissaire de la maison Grasset, prénommée Maria, apportait une missive signée Bernard-Henri Lévy, dans laquelle celui-ci, s’excusant de son absence, déclarait accepter éventuellement le prix Botul.
Après un débat passionné, le public - environ 80 personnes - passait au vote. De l’urne sortait bientôt le nom de BH Lévy.
Le président Pagès, proclamant ce résultat, conclut la soirée par le célèbre adage: “Si on n’a pas eu le prix Botul à 50 ans, on a raté sa vie“.

 

Dans sa revue La Règle du Jeu, BH Lévy publie la lettre envoyée au jury du prix Botul.
Lire la lettre de BHL acceptant le prix Botul

 

Le Prix Botul 2009

Bertrand Rothé, prix Botul 2009

Bertrand RothéA l’issue d’un débat d’une rare intensité, dans un combat obscur où coups bas et manœuvres ne furent épargnées à personne, le jury du prix Botul a finalement rendu son verdict aux alentours de 9h42 mardi 30 juin, au café d’Aligre (Paris 12e).
C’est Bertrand Rothé pour son roman Lebrac, trois mois de prison (Seuil).

Il succède ainsi à Jacques Gaillard, Ali Magoudi, Patrice Minet et Emmanuel Brouillard.

Le lauréat ne put cacher son émotion quand le président du jury, Frédéric Pagès, lui remit sa récompense: un chèque de 10 euros, à toucher après la fin du mois.

Si Bertrand Rothé portait ce soir-là un tablier de cuisinier, ce n’était pas par coquetterie ou snobisme. Il était lui-même aux fourneaux du Café d’Aligre (restaurant associatif et chaleureux), à la direction des opérations.

De mémoire de critique littéraire, c’est la première fois qu’on voit le cuisinier du restaurant où le jury délibère remporter le trophée.
Une page nouvelle de la littérature était donc tournée.

Rendez-vous pour le prix Botul 2010!

Frédéric Pagès

PS. Des détails sur cette soirée à consulter sur le site: ActuaLitté