Et l'enclume fut lâchée...

 

Succès populaire et technologique à Lairière!
L'Agence botulienne de l'Espace a procédé à un lancement d'enclume totalement réussi dont voici un cliché:

 

L'Agence botulienne de l'Espace a procédé à un lancement d'enclumeL'événement s'est produit le vendredi 22 août, vers 19 heures, sur le terrain du Moulin de Lagarde, dans le village natal de Botul. Grâce au savoir-faire de Nano Technology Ltd et de Rothé-Colombat & Partners, une enclume hyper-légère, accrochée à des ballons gonflés d'hélium, s'est élevée dans les cieux des Hautes Corbières sous les vivats d'une foule ébahie. Grand moment d'émotion et de poésie quand l'enclume dorée, réduite à la taille d'un point noir, disparut à l'horizon vers des continents lointains. Telle une bouteille à la mer, elle portait le numéro de téléphone de la mairie de Lairière. A l'heure où nous mettons sous presse, nul ne s'est manifesté pour la rapporter. Il est donc probable qu'elle continue à voguer à des altitudes insoupçonnées, ayant quitté le monde sublunaire, comme disait Aristote, pour passer dans l'éther.
Cet événement métaphysique, inversant l'ordre immémorial du haut et du bas, du lourd et du léger, fut suivi d'un époustouflant banquet au Moulin de Lagarde, marqué par un concours de toasts, clôturé par un feu d'artifice. Auparavant une procession botulienne avait solennellement déposé l'Enclume d'Or sur son piédestal, en présence des corps constitués.

En avant vers les Botulades 2015! Haut les cœurs! Haut l'enclume!
F.P.

 

 

"L'acte de naissance de Botul retrouvé !".

Cliquer pour agrandir

Acte de naissance de Botul

"Extraite de l'état civil de la commune de Lairière,
cette pièce fera taire de nombreuses rumeurs malveillantes
sur l'existence de Jean-Baptiste Botul".

 

Botul, l'art contemporain et le surréalisme

 

L'influence de Botul sur l'entre-deux guerres artistique est immense. Notre philosophe favori a inspiré d'innombrables artistes, - et les plus grands - au point qu'un œil exercé peut décèler des traces de botulisme dans de nombreuses œuvres se prétendant originales.

Lors du salon Botul du 12 décembre, nous avons visité le musée Beaubourg d'art moderne et l'exposition «Le surréalisme et l'objet» sans quitter nos fauteuils. Sur un mur étaient projetés les photos de tableaux, sculptures, objets incontestablement botuliens, quoiqu'en dise la critique dominante. Huit botuliens ont commenté ces œuvres. Et leurs révélations ont ébranlé l'artistiquement correct . Voici quelques unes de ces interventions.

 

Cliquer pour agrandir

Le Musée BeaubourgLime: «Je choisis tout Beaubourg»

Si vous cherchez quelqu'un pour se moquer de Duchamp, Beckett, de Giacometti, de Brancusi, de Bram Van Velde, vous repasserez.
On m'a demandé de commenter une œuvre.
Eh bien, moi, je choisis toutes les œuvres, tout Beaubourg.
J'ai adoré Beaubourg, après son inauguration en 1977, j'y allais tout le temps au début. Beaubourg, je trouvais ça tout de suite complètement génial. Fascinant, ça me changeait de la Seine-Saint-Denis. Les Parisiens disaient: "Beaubourg c'est moche", eh ben ! ils n'ont pas été en Seine-Saint-Denis. (...)

Cliquer pour continuer...

Episode de la guerre des nerfs, 1957, huile sur toile avec fragments de carton déjà peints, déchirés et collésBernard Réquichot (1929-1961)

Philippe Person: «Réquichot ne me parle pas, il me bavarde»
A l'occasion de ce salon Botul, Philippe Person a bien voulu se poser quelques questions à lui-même à propos de ce peintre méconnu.

D'abord, Philippe: pourquoi Bernard Réquichot?
Parce que Bernard Réquichot est si oublié qu'on pourrait croire qu'il n'a jamais existé. Dans un texte, il écrit: «Je vous présente un monsieur qui est moitié moi-même, moitié tout le monde, surtout personne.»
Réquichot, c'est l'anti-Botul. Plus le temps passe et moins on a de preuves de son existence. Je suis sûr que si l'on interrogeait BHL, il affirmerait avec aplomb que Réquichot n'a jamais existé. (...)

Cliquer pour continuer...

 

Expo Salvatore Dali au Centre PompidouBotul à Salvador Dali : «Bien joué l'arsouille!»

Dans l'armoire de Lairière, Frédéric Pagès a retrouvé cette lettre de JBB à Dali.

 

"Cher Salvador,

Je cherche une définition du surréalisme qui tienne la route et je n'en trouve pas.
Loulou - Louis Aragon - me dit qu'il s'agit d'agir et de penser en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale
«Lulu» - Paul Eluard - me dit qu'il s'agit de reconnaître la toute-puissance du rêve, et le jeu désintéressé de la pensée
Le beau Dédé - André Breton – insiste sur l'écriture automatique. J'ai relu son premier «Manifeste du surréalisme» (1924) où il écrit: «Placez-vous dans l'état le plus passif ou réceptif que vous pourrez... écrivez-vite sans sujet préconçu, assez vite pour ne pas vous retenir et ne pas être tenté de vous relire».

Je reconnais bien là la façon d'écrire des journalistes: pisser de la copie le plus vite possible, écrire sans se relire." (...)

Cliquer pour continuer...

 

Botul et le Tango

 

En 1917, la guerre mondiale a trois ans et Jean-Baptiste Botul vingt et un. Pacifiste, découragé par l'échec de son mot d'ordre «Faites le tango, pas la guerre», il décide de quitter l'Europe pour l’Argentine, «seul pays où s’unissent contemplation et bandonéon». Encore aujourd’hui, les tangueros argentins se souviennent de Botul, comme l'atteste cette interview de l’universitaire Federico Marqueiros, enregistrée à Buenos Aires par Emmanuel Savoye.

 

 

Botul: «Pour un tango dionysiaque»

Dans l'armoire de Lairière, nous avons retrouvé une interview du philosophe à la revue argentine Ozarba, qui ne publia qu'un seul numéro. Cet article est d'ailleurs le seul article de cet unique numéro.
De quoi s'occupait cette revue? De tango comme le montre son titre crypté: «Ozarba» est l'envers de «Abrazo».

Ozarba: Vous citez souvent Platon comme l'un des créateurs du tango. C'est inattendu!
Botul: Oui, tout est déjà dans «Le Banquet». Aristophane y expliquait que dans un lointain passé, les humains étaient formés de deux parties accolées l'une à l'autre mais qu'à la suite d'une punition divine, ces deux moitiés furent séparées «comme on coupe une sole en deux».
Depuis, tout humain est à la recherche de sa moitié perdue. Ce qui pousse inconsciemment les demi-sole que nous sommes à fréquenter les salles de tango est la recherche de notre moitié perdue, avec laquelle nous voulons désespérément faire un à partir de deux, former un couple harmonieux, au moins le temps d'un tango. En fait de soles, nous ne sommes, dans la vie ordinaire, que des poissons volants se croisant sans se regarder.

Ozarba: Néanmoins, selon vous, Épicure est le véritable tanguero de la philosophie.
Botul: Non, c'est plutôt son disciple Lucrèce, grâce à sa théorie du clinamen.

Ozarba: Vous pouvez l'expliquer?
Botul: A l'origine du monde, les atomes tombaient dans le vide selon des trajectoires parallèles, sans se rencontrer. Puis survint un événement inouï: un atome s'est écarté de sa trajectoire et a heurté un autre atome. Par réaction en chaîne, tous les atomes se sont agrégés pour former les corps naturels. Le clinamen est cet écart qui permet aux choses d'exister. On traduit généralement ce mot latin par déclinaison, déviation, mais aussi inclination, inclinaison. C'est là que le tango surgit. Regardez deux danseurs face à face. Dès que la musique commence, ils s'inclinent l'un vers l'autre, s'enlacent et forment un être vivant, un couple.
C'est l'abrazo c'est-à-dire l'étreinte. Sans ce clinamen de départ, pas de mouvement, pas de tourbillon, pas de vie, rien que la solitude d'une trajectoire rectiligne, comme ces foules de citadins se hâtant au travail chaque matin. A cette tristesse, le tango est le remède.

Ozarba: Pensez-vous que le tango aurait pu ne pas exister?
Botul: C'est impossible. Sans le tango, l'Histoire n'a pas de sens. Le tango existe de toute nécessité. Sans lui, le monde n'existerait pas, les atomes ne se rencontreraient pas, la vie serait impossible. Sans tango, le monde ne tiendrait pas, il ne serait ni stable, ni durable, ni vivable.

Ozarba: Vous avez dit: «Le tango est« la marche qui a pris conscience d’elle-même.»
Botul: Je confirme. La marche est l'essence du tango. C'est un moment contemplatif, pétri de silence d'où la parole est exclue. Quand ma partenaire me dit: «Jean-Baptiste, je te parle!», je lui réponds: «Et moi, je danse».

Ozarba: Quelles sont les conséquences anthropologiques de votre théorie?
Botul: Le tango est, après le cheval, la plus noble conquête de l'homme. C'est l'aboutissement de la station verticale complète. La main libérée, au lieu de saisir des branches ou de s'épouiller, forme l'abrazo. Seul le tango nous distingue des animaux, seul il peut sauver l'espèce. Le XXe siècle sera tango ou ne sera pas.

Ozarba: Pourquoi avez-vous dit: «Tout danseur de tango est un écrivain qui s'ignore»?
Botul: Parce que les pas que nous dessinons sur le sol forment des lettres, des phrases, c'est-à-dire un récit dont chaque milonga est un chapitre. C'est un message illisible pour nous mais lisible d'en haut, d'un point de vue supra-terrestre, par une intelligence supérieure qui rit ou pleure en lisant les graffitis de notre destin tracés par nos pieds.

Ozarba: Qu'entendez vous par «tango progressif»?
Botul: C'est le tango que j'annonce pour le XXIe siècle: un tango dionysiaque, totalement libéré du tango-à-la-française, qui n'est qu'une danse de salon, avec figures imposées et visages compassés. Le tango progressif est un «sur-tango» proche de la transe, où l’improvisation se donne libre cours. Un tango dionysiasque.

Ozarba: Avez-vous des précurseurs?
Botul: D'une façon générale, je n'ai aucun précurseur. Ni d'ailleurs aucun postcurseur. En ce qui concerne le tango, on peut dire que Nietzsche s'est approché de ma pensée lorsqu'il s'est mis à aimer «Carmen». Passer de Wagner à Bizet, de l'opéra à l'opéra-comique, des brumes nordiques au soleil espagnol, voilà une rupture épistémologique intéressante qui aurait dû mener le Grand Friedrich droit au tango, par l'intermédiaire de la habanéra. Hélas! il n'a jamais esquissé le moindre pas de danse de sa vie, malgré ses fougueuses déclarations. Nietzsche était un cérébro-rigide, comme l'a tout de suite vu Lou Andreas Salomé. De plus, il a commis l'erreur de rester en Italie au lieu de prendre le bateau pour l’Argentine. Et le Surhomme est resté les deux pieds dans le même sabot.

Ozarba: Monsieur Botoul (sic), je vous remercie.

 

BOTUL ET BORGES

En 1917, Botul fut très déçu de ne pas rencontrer le jeune Jorge Luis Borges (18 ans), parti faire des études à Genève. Le talent prometteur de JLB n'avait pas échappé à JBB. Depuis Buenos Aires, Botul entreprit une correspondance (inédite) avec Borges au sujet du tango. Il n'est pas exagéré de dire que les vues de Borges sur le tango, qu'il exprima notamment dans son roman «Evaristo Carriego», sont largement inspirées de Botul et de son expérience argentine. Notamment cette réflexion de Borges: «Le tango est dans le temps, la milonga relève de l'éternité.» On peut affirmer qu'indirectement, Botul fut à l'origine des chansons qu'écrivit Borges et qu'Astor Piazzola mit en musique, à l'occasion d'un album enregistré en 1965, qui n'eut d'ailleurs aucun succès.

 

→ pour en savoir plus: ne manquez pas la soirée

«Botul et le tango»

 

Affiche du spectacle Botul et le Tango

Le 3 juillet 2014, à la salle de la Fond’action Boris Vian à Paris, cité Véron (18e) a eu lieu un salon Botul délocalisé en association avec la Bande à Néon. Le public a pu notamment applaudir la prestation chantée de Clara Brajtman, qui interpréta quelques beaux tangos en français, notamment le Tango Quantique.
Elle était accompagnée au piano par Emmanuel Savoye (auteur des paroles et de la musique) et au bandonéon par Szymon Kaca. La vidéo a été enregistrée et montée par Thomas Baspeyras.
Seule la physique quantique peut comprendre ce qui se passe dans le tango, en particulier dans l'abrazo non-symétrique. Botul a résumé ses recherches dans le Tango Quantique, orthographié dans certaines versions «Tango Kantique»

 

 

Dans un bar de Buenos Aires, Botul rencontre le grand Carlos Gardel qui lui dit: «Tu es triste? Tant mieux! La meilleure école de tango, c'est le chagrin et la solitude.» Le grand chanteur le met en garde: «C'est pour soigner la mélancolie qu'on pratique le tango. Mais ce remède est un poison. Fais attention, petit français: le tango creuse délicieusement le désespoir.»

 

 

 

 

«Prends garde à l'adición (addiction)!» lui lance Gardel. Bientôt Botul se rend compte qu’il ne peut plus se passer de danser le tango. Il est pris par le virus. Il crée le mouvement des «Tangueiros Anonymes» qui servira de modèle, des années plus tard, aux Alcooliques Anonymes.

 

 

 

Botul a enfin son cénotaphe

 

Cliquer pour agrandir

Une imposante enclume dorée en l’honneur de Jean-Baptiste BotulUne imposante enclume dorée en l’honneur de Jean-Baptiste Botul a couronné le succès des 17e Botulades, université d’été du mouvement botulien. L’inauguration de ce cénotaphe - monument funéraire sans dépouille -, réalisé entièrement en matériaux locaux et bio-dégradables, a donné lieu à une émouvante cérémonie vendredi 30 août, au lieu dit du «Moulin de la Garde», important nœud routier de la commune de Lairière (Aude), village natal de JBB.
En présence des corps constitués, Jean Bernadac, maire de Lairière et Frédéric Pagès, président des Amis de Jean-Baptiste Botul, ont prononcé d’importants discours sur des thèmes aussi divers que la montée du botulisme dans les Hautes-Corbières, l’avenir de la vallée de l’Orbieu («la Silicone Valley de l’Aude» selon Jean Bernadac), le symbolisme de l’enclume unicorne dans la civilisation cathare etc.
Les autorités politiques et spirituelles étaient brillamment représentées par les maires de Vignevieille, de Salza et de Louviers, ainsi que par Monsieur le Curé de Cucuron, de passage dans la région.
Selon une coutume locale, l’inauguration du cénotaphe de Botul s’est conclue par un vin d’honneur pensant, autour de la question «Soif de Botul?».

Cliquer pour agrandir

Plaque en l’honneur de Jean-Baptiste Botul 17e Botulades, université d’été du mouvement botulien 17e Botulades, université d’été du mouvement botulien

 

 
Plus d'articles...
«DébutPrécédent12SuivantFin»

Page 1 sur 2