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Le café Botul…

….a lieu tous les mardis
(sauf les semaines de salon Botul).

Nous nous retrouvons entre 20h et 22h au “Progrès“, dans la salle du 1er étage, à l’angle de la rue de Bretagne et de la rue Vieille-du-Temple (3e), métro Filles-du-Calvaire ou Sébastien-Froissart.
Botuliens, botuliennes, adhérents, sympthisants et compagnons de route sont les bienvenus.

Quelques thèmes récemment discutés au Café-Botul:
Magie et botulisme / Vive la méthode Coué !/L'empire ottoman, c'était le bon temps / Les philosophes misogynes (Nietzsche, Schopenhauer)/ Vers la fin du carnaval ?/ Qu'est-ce qu'un gourou ? / Botul en Inde / William James/ Jazz et philosophie/ Dictionnaire Botul/ Naples, ville infernale et capitale philosophique/ Trois points sur la franc-maçonnerie/

 

Mai 68

Le village natal de Botul à fou et à sang

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Les barricades de Lairière Lairière a relevé le gant et fait mieux que la capitale: Paris a «oublié» de commémorer le 50e anniversaire de Mai 68, Lairière l’a fait.
Le jeudi 26 juillet, alors que le soleil déclinait derrière le mont Milobre, les masses populaires, venues en cortège de Montjoi, des Jourdets, du centre-ville et des quartiers nord de Lairière, affluaient sur la Grande Placette. Une foule impressionnante: 4 000 selon les organisateurs, 4 selon la gendarmerie de Mouthoumet (curieusement absente).
Après les discours de Pagès (pour «Les Amis de Botul»), de Bernadac (soulignant l’importance géostratégique du «verrou» de Lairière), de l’aile féministe (représentée en chansons par Hélène D.), de Maïa (14 ans, présidente des Jeunesses botuliennes), de Lime (représentant l’aile nihilisto-acariâtre du mouvement botulien), affrontements et débordements démarrèrent spontanément selon le plan prévu, aux cris de «La pyrale du buis, ça suffit!». Enjeu: l’érection d’une barricade (bidons, bottes de paille, canapé), suivie de sa destruction par les forces de l’ordre (dont le jeune Kevin Benalla, en stage de formation policière à la préfecture de l’Aude). Pendant ce temps, les Jeunesses botuliennes, placées aux deux entrées du village, filtraient sans complaisance la circulation automobile. Les barricades de LairièrePlusieurs amendes furent infligées pour «non-intelligence avec l’ennemi», «pneus et calembours usagés», «humour défectueux.»
Entre temps, les combats redoublaient. Gourdins en mousse, bombes à eau et pavés en polystyrène (conçus et réalisés par Nano Technologies Limited) furent utilisés sans vergogne ni modération vers un but final assez mal défini et selon une stratégie imprécise. Bilan: un blessé léger (Lime), frappé à l’occiput par un pavé en carton non homologué. Un certificat d’incapacité permanente au travail (IPT) lui fut délivré, à son grand soulagement, par l’hôpital de Narbonne.
Les affrontements entre policiers et manifestants cessèrent vers 20h, dès que retentit dans les haut-parleurs l’appel à l’apéritif gratuit, servis dans des Black Bocks.
Après ce succès mémoriel et trans-générationnel, en avant vers la commémoration du 100e anniversaire de Mai 68 ! Tous à Lairière en 2068 !

Les barricades de Lairière Les barricades de LairièreLes barricades de Lairière

 

Botul mieux que Foucault

 

Les archives Botul sont à vendre. Cette décision, qui provoque, nous le savons, une vive émotion, est motivée par la lecture d'un article du «Monde» intitulé «Archives à vendre ou à laisser» (22/12, supplément «Culture et Idées»). On y apprend que la Bibliothèque nationale de France cherche à acheter les archives du philosophe Michel Foucault, mort en 1984. Prix estimé pour acquérir ce «trésor national» (c'est le terme officiel): 3,8 millions d'euros. Mais comme la BNF ne peut débourser cette somme, elle fait appel au mécénat. Lequel va certainement se précipiter car c'est une bonne affaire.
En effet ces archives sont constituées, non pas de manuscrits, mais de «notes de lectures», de «carnets dans lesquels [Foucault] jetait ses idées d'articles, de livres ou de cours», de «brouillons». Il faut savoir que ces documents pourraient partir à l'étranger, achetées par des universités américaines, qui ont créé un véritable marché mondial des archives. Depuis les années 80, les prix flambent. Presque quatre millions pour les fiches de lecture et les brouillons de Foucault, c'est une somme!
Qui ira dans quelle poches, au fait? Dans celles du citoyen Daniel Defert, ex-compagnon de Foucault, héritier de ses objets personnels. N'est-il pas gêné par l'énormité de cette somme? Pas du tout. Interrogé par «Le Monde», Defert répond qu'il a «75 ans et se sent vieillir.». Et il ajoute: «En 1984 [à la mort de Foucault], l’État n'a pas été généreux avec moi. Je n'ai pas de raison de l’être maintenant avec lui». Comme dit «Le Monde»: «Depuis 1984, les mentalités ont changé».

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Le Colloque de plein air

des Amis de Jean-Baptiste Botul


"Vive la fête du Faux Travail"

s'est tenu le mardi 1er mai 2012
place du Panthéon (Paris 5e)

Revivez ou découvrez les moments forts de cet événement:

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Photo de la foule réunie pour le colloque de plein air des Amis de Jean-Baptiste Botul au Panthéon - Vive la fête du faux travailSors d'ici Jean Moulin !

Discours
de Christophe Clerc

Monsieur le président,
Mesdames et messieurs des corps constitués,
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

En ce jour du Premier Mai
En cette fête du Vrai Travail, cet «Wirklicharbeitfreiertag»,
Devant ce monument aux pierres éternelles,
Au cœur d'une ville à nulle autre pareille, (...)

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Discours d'Amandine Brylinski au colloque des Amis de Jean-Baptiste Botul au Panthéon - Vive la fête du faux travailPour un Botulo-féminisme !

Discours prononcé par Amandine Brylinski

Travailleuses, travailleurs !
Oisives, oisifs !
Camarades, camarades !
C’est plaisir immense de nous voir réunis si nombreux autour de la mémoire de Jean-Baptiste Botul .
Plaisir immense, certes, mais plaisir douloureux puisque je m’apprête à diviser ce beau rassemblement.
Tous unis pour la dispute ! (...)

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Frédéric Pagès projette les cendres de Jean-Baptiste Botul devant le Panthéon lors du Colloque Vive la fête du faux travailEntre ici Jean-Baptiste Botul!

Discours fondateur de Frédéric Pagès

Chers amis de la philosophie,

Nous sommes trente selon les organisateurs, trente mille selon la police qui se trompe souvent ! (applaudissements nourris). Merci d’être venus si nombreux pour ce colloque en plein air que nous sommes obligés de tenir ici, debout, sans buffet, sur le pavé, puisque l'entrée du Panthéon nous a été interdite par les plus hautes autorités. Honte à elles!(...)

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Les invités du salon Botul

 

1998-1999

1. Patrick Rambaud (écrivain)
2. Oreste Saint-Drôme (psys)
3. Gilles Perrault (écrivain)
4. Fabien Ouaki (PDG Tati)
5. Soheib Bencheikh (mufti)
6. Pierre Larrouturou (politologue)
7. Romain Bouteille (comédien)
8. Daniel Bensaïd (philosophe)
9. Jacques Testart (biologiste)
10. Jean Glavany (ministre)
11. Serge Halimi (journaliste)
12. Emmanuel Todd (démographe)

1999-2000

13. Roselyne Bachelot (ministre)
14. Michel Barat (franc-maçonnerie)
15. Chantal Thomas (philosophe)
16. Eric Halphen (magistrat)
17. Gérard Mordillat (Botul /cinéma)
18. Pierre Tartakovsky (ATTAC)
19. Jean-Pierre Mocky (cinéaste)

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Coup d'éclat botulien
au cimetière Montparnasse

«A la recherche de la tombe de Botul»,

Visite guidée aux bons soins de Jacques Colombat, guide assermenté

Grand succès populaire! Nous étions une quarantaine, ce dimanche 24 mars 2013, à chercher, tel un œuf de Pâques, la dépouille de Jean-Baptiste Botul. Grâce aux repérages préalables de Jacques Colombat, notre guide assermenté et inspiré, l'itinéraire était balisé d'avance. Le cortège botulien, où étaient représentés tous les sexes, tous les âges et toutes les conditions sociales, put se recueillir devant le caveau de la famille Rigolot-Dondaine, les tombes de Joseph Kessel, de Paskine, de Soutine, du champion d'échecs Alekhine, de Serge Gainsbourg (si ktisch !), de Robert Desnos – avec dépôt d'une bouée de sauvetage sur la tombe du poète conformément à ses dernières volontés– , en terminant la déambulation par le duplex funéraire de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir.
Cette visite pacifique ne manqua pas d'alerter les gardiens du cimetière et nous valut un rappel au règlement: «pas de groupes de plus de dix personnes, évoluant dans des directions différentes (sic)!» nous avertit une représentante de l'ordre, au volant d'une voiturette électrique, dont les rondes incessantes donnaient à ce lieu sacré des allures de terrain de golf. Disciplinés, les botuliens se mirent illico à évoluer par petits groupes, tels une troupe d'hirondelles se dispersant et se regroupant en un gracieux ballet. Rien n'y fit! Pendant les commentaires éclairés de Colombat, la surveillance municipale ne se relâcha pas. Il est vrai qu'au même moment, à quelques kilomètres de là, du coté de l’Étoile, une manifestation réaffirmait les droits imprescriptibles de la famille hétéro-nombreuse. Le cortège botulien était-il une contre-manifestation sur le thème «mariage pour tous, entre morts et vivants»?
Pas du tout. Il s'agissait seulement, rappelons-le, de chercher la tombe de notre philosophe favori. De ce point de vue, ce fut un succès.
Car nous ne l'avons pas trouvée.
Botul échappe donc pour un moment au culte funéraire, au fleurissement compulsif, à la prolifération d'objets en plastique, de tickets de train et de métro, dont est victime, - nous l'avons constaté -, ce pauvre Serge Gainsbourg.
Notre quête peut continuer et c'est l'essentiel.
C'est donc avec le sentiment du devoir non-accompli que notre cortège se dispersa dans le calme et la dignité aux environs de 17 heures.
C'est à peine si on entendit la réflexion marmonnée par une botulienne sceptique sur le seuil du cimetière: «Si on n'a pas retrouvé les restes de Botul, comment se fait-il qu'on ait pu disperser ses cendres devant le Panthéon le 1er mai 2012?».
Une vraie question, qui fera l'objet de recherches ultérieures! Nous vous tiendrons au courant.
Frédéric Pagès

Voir le reportage d'Amandine B.

 

Une plaque Botul à Paris

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Ici vécut le philosophe Jean-Baptiste Botul  (1896-1947) - 5 rue de Lancry à Paris 10e

 

La conquête de la capitale est en bonne marche.
Dimanche 20 octobre 2015 a été dévoilée au 5 de la rue de Lancry à Paris, dans le 10e arrondissement, une plaque portant l'inscription:
«Ici vécut le philosophe Jean-Baptiste Botul (1896-1947)».
En présence des corps constitués – Angelo Rinaldi de l'Académie française nous ayant fait l'honneur de venir en voisin -, d'importants discours ont été prononcés, notamment celui de Vincent Poussou, au nom du syndicat des copropriétaires. Un discours historico-philosophique d'une profonde élévation de pensée, que nous reproduisons en annexe. Avec talent et pénétration, Felix Libris donna lecture d'une page particulièrement émouvante de «La vie sexuelle d'Emmanuel Kant», avant que Frédéric Pagès tenta quelques hypothèses hardies sur l'épineuse question: à quelle date JBB a-t-il vécu au numéro 5 de la rue de Lancry? Il revenait ensuite à l'abbé Beaumatin de prononcer la bénédiction laïque, gratuite et obligatoire, avant que la jeune Barbara Rothé, d'un geste décidé, ne fasse tomber le voile qui cachait la plaque.
A peine dévoilée cette trace importante de la présence de Botul, des touristes japonais électrisés photographiaient la façade de l'immeuble tandis que la chambre des notaires parisiens transmettaient par tweet la bonne nouvelle: les prix de l’immobilier dans la rue de Lancry avaient grimpé, depuis le début de la cérémonie, de plus de 2%. Un résultat de bon augure pour l'extension du domaine de la plaque aux autres quartiers parisiens!

Lire le discours de Vincent Poussou